BEES FOR LIFE La lutte contre les frelons asiatiques avec les drones paru dans SUD OUEST Le 20 AOUT 2018

Un drone contre le frelon asiatique SUD OUEST 

Publié le 20/08/2018 à 3h42 par Hervé Pouyau.

BEES FOR LIFE

Lionel Willaert (à droite), au côté d’Alain Barre (en jaune), s’apprête à faire décoller le drone, chez Philippe Ladaurade.

Photo H. P.

La technologie au service de la lutte contre les frelons asiatiques est l’ambition des partenaires de l’opération « Bees for life » (Abeilles pour la vie). « Un tiers de l’alimentation du frelon asiatique est constitué d’abeilles », confie Alain Barre. Cela en fait « le premier prédateur des abeilles », ajoute cet apiculteur de loisir, bien connu dans la région pour ses compétences en matière de destruction de nids de frelons.

Il représente l’ultime maillon d’une chaîne d’opérations de lutte contre les frelons, dans laquelle Lionel Willaert compte apporter sa contribution. Le créateur de la société Droneperf était présent à Pardies, mardi dernier, pour mettre à l’épreuve la technologie de détection de nids de frelons dont il est à l’origine. Cela se passait chez Philippe Ladaurade, hôte malgré lui d’un nid de frelons asiatiques. Cette technologie fait appel à un drone « équipé pour détecter les nids de frelons asiatiques grâce à une caméra thermique », doublée d’une caméra image.

« Au travers de cette mise en œuvre, l’objectif est de repérer la présence de nids souvent cachés dans les feuillages […], l’intérêt étant de les détecter le plus tôt possible pour faire le moins de dégâts sur les abeilles », commente l’entrepreneur.

Opération concluante

Ainsi après quelques réglages, le drone a décollé au-dessus du cerisier, chez Philippe Ladaurade, où était accroché le nid déjà décelé par le propriétaire. Car il s’agissait pour Lionel Willaert de tester et d’expérimenter sa technique qui repose sur le repérage du point chaud que représente le nid de frelons, dont la température est supérieure à celle de son environnement.

L’opération a été concluante, la caméra thermique ayant ciblé le nid matérialisé par un point chaud supérieur à 40 degrés. Rendez-vous était alors donné pour un autre test, chez Paul Bourdet, à Lucq-de-Béarn.

Reste à Alain Barre à détruire le nid. Ce sera chose faite à la tombée de la nuit par l’injection d’un insecticide dans le nid, avant de le brûler 20 minutes plus tard, à l’aide d’un chalumeau géant. L’apiculteur comptabilise déjà la destruction d’une vingtaine de nids depuis début juillet. « Ça démarre fort », s’exclame-t-il, constatant une recrudescence de l’ennemi public numéro un des abeilles.


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